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L'impulsion scientifique léguée par la Renaissance s'organise et s'élabore en de nouvelles disciplines où le savoir et la connaissance jouent un rôle primordial.
A la connaissance intuitive des premiers botanistes succèdent des méthodes rationnelles de recensement et de classification obéissant à un esprit encyclopédique.
L'importation de plantes ornementales venues des Proche et Moyen-Orient stimule l'émancipation de la botanique en suscitant parfois un enthousiasme immodéré parmi les amateurs de plantes confinant parfois au fétichisme, comme par exemple celui de la tulipomanie au XVIIe siècle.
L'engouement pour le savoir scientifique se double d'une passion pour l'horticulture. Les fleuristes se regroupent en sociétés et organisent des concours, préludes aux grandes expositions européennes des sociétés horticoles du XIXe siècle.
Dans ce minutieux et précieux travail d'observation et de description de la nature, les peintres jouent un rôle capital. Beaucoup d'entre eux se spécialisent dans les recueils de plantes et de fleurs. Les Pays-Bas, fleuron de l'art floral, contribuent à l'essor des sciences naturelles.
Grâce à deux riches bourgeois d'Amsterdam amateurs de fleurs, Joan Huydecoper van Maerseveen (1625-1704) et Jan Commelin (1629-1692), qui chargérent des artistes de talent de peindre les plantes de l'Hortus Medicus d'Amsterdam, la Hollande posséde un somptueux in-folio avec des gravures en couleur, l'Horti medici Amstelodamensis rariorum Plantarum Historia (1697). Ce dernier est enrichi en 1701 d'un second volume réalisé par le neveu de Jan, Caspar Commelin (1668-1731) intitulé Rariorum Plantarum Horti medici Amstelodamensis Historia.
Jan Moninckx et Maria Moninckx figurent parmi les artistes qui illustrèrent magnifiquement ces deux ouvrages qui constituent un témoignage pictural unique sur les plantes introduites au XVIIe siècle.
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